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CÉSAR 2020 Les films que nous avons aimé

Parmi les nommés à la 45e Cérémonie des César, voici notre sélection de films qui n'ont pas la langue dans leur poche. Eux.

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L’an dernier, c’est un film qui traitait de violence domestique qui a été sacré. En 2019, Léa Drucker, César de la meilleure actrice, soulignait dans son discours la réalité des femmes maltraitées et battues. Comment a-t-on pu passer de Jusqu’à la garde à J’accuse ? Comment a-t-on pu manquer de tact, de respect, de savoir-vivre pour faire en sorte que Claire Denis et Emmanuelle Bercot remettent un prix, distinguent et récompensent Roman Polanski, l’homme, le réalisateur ? Pas l’oeuvre, l’homme. Comment, alors que tous les jours on a l’impression d’avancer ? À pas de fourmi mais d’avancer quand même. La parole se libère.

Libérée, la parole ? Mes fesses ! Vendredi, la Cérémonie des César 2020 a été d’un mutisme sans nom. Si ce n’est, la voix asséchée de trac, vibrante de colère contenue, d’Aïssa Maïga qui a parlé au nom des minorités, faisant amèrement référence à la grande famille du cinéma. La famille, sinon, mal à l’aise, s’est tue.

 

Taisons les sujets qui fâchent

 

Or, Florence Foresti a bien essayé de lancer un caillou dans la mare. Elle, qui s’est sortie de ce traquenard avec grâce, humour et intelligence, a été la seule à soulever vaguement le tapis sous lequel a été balayé le sujet Polanski. Avant de briller par son absence. Sorte de porte claquée au nez de la distinction de la honte. Comme Adèle Haenel, qui se lève et se casse (lire la Tribune de Virginie Despentes à ce sujet – Libération 01.03.20).

Parce que l’académie ne s’est assurément pas distinguée. Ni par ses prises de position, ni par son courage. Nous nous efforcerons alors de mettre l’accent sur ceux qui l’ont fait cette année. Des cinéastes qui ont donné de la voix, pas forcément lauréats – quand on voit ce que ça veut dire parfois. Premiers films, petits budgets, sujets difficiles, plébiscités par le public (eux), ce sont à coup sûr ces petites pierres blanches qui participeront, peut-être, à rendre le monde plus juste. On l’espère. Les cérémonies couardes s’oublient, les films courageux restent.

Hors Normes

 

Comme ils ont coutume de le faire, Olivier Nakache et Éric Tolédano ont réalisé un film plein d’humour et de tendresse, tout en soulevant des questions essentielles. Ici, la prise en charge et l’inclusion des personnes autistes dans la société. En s’emparant d’une histoire vraie, ils mettent le doigt sur les ratés et les absurdités du système qui finit par exclure les plus faibles et étouffer les plus généreux qui leurs consacrent leur vie. Un très joli film porté par Vincent Cassel et Reda Kateb, aux côté de l’espoir masculin Benjamin Lesieur.

Au nom de la Terre

 

Dans ce premier long-métrage produit notamment par Guillaume Canet, Édouard Bergeon raconte l’histoire de sa famille. Paysan, Pierre (Guillaume Canet) rachète l’exploitation de son père pour élever des chevreaux. Ici, pas d’héritage, on ne se fait pas de cadeau. Avec sa femme, Claire, incarnée avec talent et finesse par l’actrice belge Veerle Baetens, ils fondent une famille et s’évertuent de joindre les deux bouts. Mais malgré les heures de travail qu’ils ne comptent pas, malgré les essais d’expansions, les dettes s’accumulent. Le désespoir frappe à la porte.

Les conditions de vie du monde agricole et l’épuisement de ses acteurs est ici mise en lumière à une époque où l’alimentation et ses modes de production sont au coeur des interrogations.

Les Éblouis

 

Quand l’éblouissement se mue en aveuglement. Là aussi, c’est une histoire qui raconte la réalité. Le premier film de la comédienne Sarah Suco plonge le spectateur dans une famille ordinaire, banale. Mais qui va, par la fragilité des adultes, se laisser glisser dans une communauté sectaire, l’air de rien. Et ce ne sont pas des faits anecdotiques à l’échelle de la France dont les sectes voilent encore insidieusement de nombreuses faces.

Vous pouvez lire plus longuement ce que nous avons pensé de ce film et revoir l’interview de Sarah Suco en suivant CE LIEN.

Grâce à Dieu

 

Le dernier film de François Ozon a été rattrapé par l’actualité. Il est ici question de pédophilie dans l’Église. Un tabou aux épaules musclées, un scandale qui se tapit dans l’ombre des confessionnaux et des camps scouts. Des victimes ont pris la parole, ont porté plainte, se sont rassemblés en association pour lutter contre ce fléau et dénoncer le Père Preynat, l’un des bourreaux de cette enfance maltraitée. C’est leur histoire qui est racontée dans ce film coup de poing, par une brochette d’acteurs incroyables, dont Swann Arlaud, récompensé d’un César pour ce rôle. Entre révolte et larmes d’horreur.

Lola vers la Mer

 

Un petit bijou de film qui traite du lien père-fils, quand le fils veut devenir une fille. La question de la transexualité traitée avec émotion et intelligence, qui a valu à la jeune comédienne Myla Bollaers une nomination pour l’espoir 2020. Benoît Magimel lui fait face avec la petite touche désarmée qui fait toute la finesse de son jeu.

Pour en savoir plus, n’hésitez pas à cliquer sur CE LIEN pour lire notre article.

La Fameuse Invasion des ours en Sicile

 

Même les enfants sont servis en thématiques sérieuses ! Il était une fois, les ours régnaient en harmonie avec les hommes sur la Terre. Mais ça, c’était avant… Un dessin animé magistralement réalisé qui questionne notre humanité avec poésie.

Retrouvez Lorenzo Mattotti dans notre interview ICI.

Et puis évidemment Les Misérables, dont nous vous avions déjà vanté les mérites lors des Oscars 2020. À relire ICI avant de vous enfermer pour tous les regarder ! De toute façon, il n’y a que ça à faire, ce n’est pas prudent de sortir et de voir du monde en ce moment…

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