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film A Good Man interview Marie-Castille Mention-Schaar et Jonas Ben Ahmed

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Film : « A Good Man », romance et parentalité transgenre

La cinéaste Marie-Castille Mention-Schaar raconte l’histoire d’amour transgenre d’un couple qui rêve de parentalité dans son film A Good Man. Interview.

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Quels sacrifices sommes-nous prêts à faire par amour ? Est-ce qu’on renoncerait à son identité profonde pour devenir parent ? De l’amour, c’est sûr. De la difficulté d’avoir un enfant, aussi. Le film A Good Man ouvre une fenêtre sur les tabous, les incompréhensions, les réflexions contradictoires que soulève la question de l’identité sexuelle, du genre, de la transparentalité. La réalisatrice Marie-Castille Mention-Schaar et l’acteur Jonas Ben Ahmed nous en parlent en interview.

Dans le couple Benjamin-Aude, on demande le père et la mère. Soit. Deux amoureux qui souhaitent avoir un enfant. D’une banalité déconcertante. Chiante, même. Pas de quoi en faire un film, ni « A Good Man ». Or, c’est justement là que tout se complique. La mère ne peut pas tomber enceinte et le père est né fille. La médecine doit obligatoirement pointer son nez où la biologie ne peut pas. Adopter ? C’est sans compter les difficultés administratives et politiques qui entravent les désirs non hétéro et cis normés. Jusqu’où peut-on aller sans heurter la bien-pensance ? Et s’agit-il seulement de cela ? Entre l’incompréhension, la biologie et la morale, il y a l’amour et la profonde envie d’être parents. Marie-Castille Mention-Schaar fait de ce paradigme d’époque une romance bretonne, face à l’océan. Elle nous en parle en interview, ainsi que son acteur, transgenre, Jonas Ben Ahmed.

L’interview croisée de la réalisatrice du film A Good Man et de l’acteur Jonas Ben Ahmed

Au commencement, il y a l'amour

De longs plans qui se perdent sur l’horizon. Une boîte de nuit qui accueille les frustrations et leur extériorisation dans la danse. Des engueulades dans les dunes et des fuites en ferry. Les codes de la romance dramatique sont là. Un peu éculés. Et puis, il y a du poil. Du poil au menton de l’actrice principale, Noémie Merlant, qui interprète Benjamin avec conviction, la lèvre sèche, la barbe un peu timide. Né fille, il se sent homme et entame, soutenu et accompagné par l’amour de Aude, sa transition. Un couple qui tient pré et post T. Le grand T de testostérone. Mais tout bascule quand Benjamin a l’idée folle de porter lui-même leur enfant. Une idée contre nature si on se réfère à l’identité sexuelle qu’il revendique depuis toujours.

Noémie Merlant en homme dans le film A Good Man
Couple amoureux trangenre transidentité cinéma

De la difficulté de s’assumer et d’être accepté tel que l’on est, tel que l’on se ressent. Savoir se construire malgré les ruptures, notamment familiales, parfois inévitables, toujours douloureuses. Marie-Castille Mention-Schaar se permet de mettre le doigt où ça fait bizarre et de secouer codes et idées reçues initiant un débat salvateur. Merci pour ça. On peut alors regretter que l’histoire trébuche sur quelques longueurs et incohérences.

A GOOD MAN

 

Aude et Benjamin s’aiment et vivent ensemble depuis 6 ans. Aude souffre de ne pas pouvoir avoir d’enfant alors Benjamin décide que c’est lui qui le portera.

face à face Soko et Noémie Merlant couple amour transgenre transidentité

La transparentalité, questionnement d’une nouvelle ère

À l’image du personnage interprété par Vincent Dedienne, le frère de Benjamin, on peut se questionner sur le bien-fondé d’une telle démarche. Sans remettre en cause le désir d’enfant, ni l’évidence de se sentir homme né dans le mauvais corps, le fait même de se laisser tenter par la grossesse alors que, corps et âme, Benjamin est un homme, laisse songeur. Les habitudes de pensées résistent, l’esprit lutte un peu contre son ouverture au forceps et les pincettes que demande ce sujet polémique oblige à tourner 25 fois la langue dans sa bouche.

Vincent Dedienne, Alysson Paradis et Soko sur la plage

Parce qu’on est vite relégué au rang des cathos-réacs de base quand on exprime un doute ou une incompréhension. Quand on ose relever ce qui peut sembler comme une incohérence. Si on est homme, profondément, indéniablement, comment peut-on seulement envisager d’être enceint ? À quel point l’envie d’être père biologique supplante la nécessité d’avoir la bonne identité dans le bon corps ? Désir vs besoin impérieux ? ou l’inverse ?

Or, pourquoi se dresser contre une évolution de la société, de la parentalité, de la procréation qui, en soi, ne nous touche ni ne nous regarde, hein ? Si ça ne change pas notre vie mais que ça rend des gens profondément heureux, pourquoi gripper les rouages avec notre incompréhension ? Qu’il plaise ou non, ce film provoque l’interrogation, le malaise, parfois, le débat, certainement.

Dans le film La Fracture, on entend qu’il faut avoir la foi. Avez-vous la foi ? La foi en demain ?

Catherine Corsini : Personnellement, je trouve que pour faire un film, il faut avoir la foi. Le cinéma est une histoire de croyance. Il faut croire en ce qu’on fait mais aussi en ce qu’on raconte. C’est impossible de faire ce métier sans y croire. Même si là, par exemple, je suis un peu désespérée parce que le public ne revient pas complètement dans les salles. Mais j’ai quand même foi.

Je suis terriblement pessimiste, mais terriblement pessimiste, et en même temps, j’ai une foi inconditionnelle pour demain. Je crois qu’on va trouver des solutions, je crois beaucoup en la jeunesse. Elle a été malmenée par cette pandémie, on lui a tout jeté à la figure, mais je les trouve extraordinaires, déments. J’aime cette jeunesse et j’ai foi en cette jeunesse qui va, je suis sûre, nous épater. Je ne veux surtout pas les censurer comme on a pu le faire avec cette crise.

film A Good Man affiche festival de Cannes Noémie Merlant et Soko

Un film de Marie-Castille Mention-Schaar avec Noémie Merlant, Soko, Jonas Ben Ahmed, Gabriel Almaer, Vincent Dedienne, Alysson Paradis

En salles dès le 10 novembre 2021

 

JONAS BEN AHMED
Instagram

© Pyramide Distribution / Agora Films

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