Culture

interview portrait de l'artiste dessin illustratrice Beya Rebaï presse livres exposition Neocolor Caran d'Ache

Partager :

Beya Rebaï, la princesse du pastel Neocolor®

Ambassadrice de la marque Caran d’Ache, créatrice d’un assortiment de Neocolor® II Aquarelle qui lui ressemble, l’artiste Beya Rebaï croque son portrait.

Des tendances dans votre boîte

Avant-premières et exclusivités, soyez les premiers à les recevoir.

Elle est impatiente et spontanée. À tel point qu’elle va préférer les Neocolor® à la peinture. Parce que c’est direct, parce que c’est transportable partout, parce que c’est intense. Beya Rebaï est désormais l’un des visages inspirant la marque Caran d’Ache dont les Neocolor® II Aquarelle sont l’une des créations phares. Nous avons eu le plaisir de rencontrer cette jeune artiste haute en tempérament et en couleurs.

De collaboration en collaboration, les dessins de Beya Rebaï font le tour du monde. Une illustration pour le New Yorker, un motif à imprimer pour un sac Gambettes Box, du papier peint pour la Maison Bonami, et puis des livres, des expositions, des magazines. Un assortiment de Neocolor® II Aquarelle pour Caran d’Ache. La dessinatrice décline la matière de ses outils de prédilection, de ses pastels en autant d’arcs-en-ciel, saturés de pigments. Des paysages, des croquis volés sur la terrasse d’un café, des natures mortes plus vivantes que jamais. Pas étonnant qu’elle soit sollicitée, Beya Rebaï. Elle a du talent à revendre, de la fraîcheur dans les idées et des couleurs qui embellissent la vie toujours à portée de main. Mais qui est cette artiste qui, en seulement quelques années, s’est déjà fait un nom par-delà les frontières ?

projet de papier peint pour la maison Bonami dessin de Beya Rebaï

Qui est Beya Rebaï ? Biographie express d’une dessinatrice compulsive

À moins de 30 ans, Beya Rebaï a conquis le cœur d’Instagram et de la presse du monde entier. Ses dessins, ses œuvres, se retrouvent dans les pages de magazines de tous genres, feuilletés par des humains de tous bords. Son amour pour le dessin, elle le doit à ses visites précoces dans les musées, petite « faussaire » en herbe qui reproduisait les tableaux à l’aide de ses feutres. Parisienne diplômée à Bruxelles, l’impatience de Beya la pousse à publier ses dessins sur Instagram avant même la fin de ses études. On ne sait jamais.

Depuis 2018, elle a enfin trouvé son « style », associé à une technique qu’elle affectionne pour sa spontanéité, l’intensité de ses couleurs, la légèreté qui lui incombe : les pastels Neocolor® de la maison Caran d’Ache. Pas possible d’effacer, pas besoin de matériel superflu, les Neocolor® se suffisent à eux-mêmes et Beya n’a besoin que d’un carnet, éventuellement d’un peu d’eau, pour laisser s’épanouir sur papier les images qu’elle a dans la tête.

femme au bord de l'eau Beya Rebaï 2021
jjsphere_culture-art-dessin-portrait-artiste-beya-rebai_croquis-venise

Tout le monde peut dessiner… ?

Elle revendique alors une forme de liberté qu’elle associe – on n’a rien sans rien – a des heures de travail qu’elle ne compte pas. Indépendante et follement positive, Beya Rebaï transmet sur la toile son amour du dessin, son art, par des vidéos, des livres, des tutoriels, certaine que tout un chacun est un dessinateur dans l’âme /(qui s’ignore souvent), la seule condition étant d’oser. Oser assumer, oser se dire qu’il n’y a pas de bon ou de mauvais dessins, qu’il y a uniquement du jugement qui ne devrait pas exister. On veut bien… mais on dira qu’il existe quand même certaines prédispositions… Pour en savoir plus, nous avons rencontré la jeune femme aux Neocolor lors d’un atelier organisé par la marque Caran d’Ache dont elle est l’ambassadrice.

L’interview en mode portrait de l’artiste Beya Rebaï

balade sur la plage couleurs chaudes Neocolor Caran d'Ache aquarelle Beya Rebaï

Bonjour Beya ! Première question rituelle : Pourriez-vous vous présenter à votre manière ? Vous avez carte blanche.

Beya Rebaï : Je m’appelle Beya Rebaï, je suis une illustratrice vivant à Paris et j’ai découvert les pastels neocolor en venant en Suisse en 2018. Ça a été un vrai coup de foudre, du coup on a commencé a imaginer une collaboration avec Caran d’Ache. C’est pour ça que je suis là aujourd’hui.

Quel est votre premier souvenir sensoriel, sentimental avec ces Neocolor Caran d’Ache dont vous êtes l’ambassadrice ?

Beya Rebaï : Ça a été quelque chose de très vif. J’ai tout de suite senti une intensité des couleurs qui m’a beaucoup parlée. J’avais toujours utilisé des techniques un petit peu fades donc avoir cette intensité de couleurs ça a été une vraie révélation.

atelier de dessin Neocolor multicolores dessins Beya Rebaï

Pourquoi êtes-vous particulièrement tombée amoureuse de cette technique ? Qu’est-ce qu’elle a qui vous ressemble dans sa manière de s’exprimer?

Beya Rebaï : Cette technique est assez incroyable parce qu’elle est très spontanée, un peu comme moi je pense. Je suis quelqu’un de très impatient donc les techniques qui demandent du temps et des moyens -faire de la peinture, mettre de l’eau, nettoyer les pinceaux- c’est pas trop ce que j’aime utiliser. J’aime vraiment le coté spontanéité de ces pastels qui vous donnent un résultat presque immédiat de la couleur sur le papier. C’est ça me qui séduit. Ça a été un réel coup de coeur!

Est-ce que c’est aussi pour ça, ce trait de caractère que vous définissez, que vous vous êtes tout de suite mise à faire votre propre promotion et à publier sur les réseaux sociaux avant même la fin de vos études ?

Beya Rebaï : Oui c’est ça. Il y’a très longtemps, quand je faisais mes étude en Belgique, une amie m’avait dit : “Tu verras, beaucoup d’artistes percent en montrant leur travail sur Instagram“. Je me suis alors dit que, de toute manière, je ne perdrais rien à essayer. Après c’est vrai que c’est une démarche à faire, c’est quelque chose qui n’est pas naturel chez moi parce que me mettre en avant c’est pas forcément ce que je préfère. Il y’a eu beaucoup de travail pour essayer de ne pas se focaliser sur ma personne mais plutôt de montrer mes dessins “au monde“. Et c’est ce qui a marché, assez rapidement finalement, et sans vraiment que je m’en rende compte (pas dès le début en tout cas).

femme dans la jungle dessin de Beya Rebaï vert

Quand vous faites une infidélité au pastels neocolor, c’est pour quelles raisons ? Et pour quelle technique ?

Beya Rebaï : Alors, là dernièrement je travaille un peu au pastel à l’huile et même au stylo parfois. Je fais ce genre d’infidélités tout simplement parce que je pense qu’un artiste a tout le temps besoin de se renouveler, d’expérimenter, pour que son médium favori soit plus riche. C’est donc simplement dans le but de tester, de trouver d’autres choses et d’utiliser d’autres médiums. Ce qui apporte beaucoup à ma pratique du pastel et de la couleur finalement. C’est pour ça que je fais parfois des choses différentes et heureusement d’ailleurs, parce que je pense que c’est très important de toucher à tout.

Vous êtes en collaboration avec Caran d’Ache pour qui vous avez imaginé des assortiments. Comment est-ce que ça se crée, un assortiment ? Comment est-ce qu’on choisit une couleur plutôt qu’une autre ?

Alors comment se crée un assortiment…, pour moi c’est quelque chose de très instinctif. Comme je l’ai dit, je suis quelqu’un de très spontané, de très impatient donc ça m’est venu assez naturellement. C’était des couleurs que j’utilisais déjà dans mes commandes pour la presse ou ce genre de choses. J’avais, à peu près, deux gammes favorites que j’utilisais régulièrement. J’ai juste fait un mixe de ses deux gammes dans les boites Neocolor que j’ai présenté, en faisant attention d’avoir des couleurs qui pouvaient aussi parler à d’autres personnes, pas qu’à moi. J’espère que ça marche en tout cas.

assortiment de Neocolor aquarelle Caran d'ache couleurs chaudes Beya Rebaï
assortiment de Neocolor aquarelle Caran d'ache couleurs froides Beya Rebaï

Quelle-est votre couleur préférée ?

Beya Rebaï : Ma couleur préférée c’est le jaune. C’est une couleur que j’ai très très peu utilisée dans mes dessins, jusqu’à présent. C’est d’ailleurs une des premières expositions que je présente où il y’a autant de jaune. Parce qu’en fait, je ne trouvais pas comment l’associer à d’autres couleurs : c’est une couleur tellement forte qu’elle fait oublier tout le reste. Je l’ai beaucoup travaillée avant d’arriver à ça pour cette exposition. Je suis assez contente du résultat.

interview portrait de l'artiste dessin illustratrice Beya Rebaï presse livres exposition Neocolor Caran d'Ache

Vous avez animé un atelier, est-ce que le plaisir de dessiner ça se transmet ? Ou est-ce qu’on nait avec, donc on l’a ou on ne l’a pas ?

Beya Rebaï : Je pense que c’est quelque chose qui s’apprend. Le plaisir de dessiner c’est surtout le plaisir de lâcher prise, de se faire confiance et de ne pas forcément avoir peur du regard des autres. Ça fait un peu bateau dit comme ça, mais la plupart des gens qui ont un blocage par rapport à ça c’est ceux qui ont peur de se faire juger dans leur dessin final. Ce sont des choses que l’on apprend à l’école d’expérimenter pleins de techniques et de ne pas avoir peur du résultat. Expérimenter d’abord pour ensuite avoir un résultat qui nous convient, ce qui vient bien plus tard. Ce n’est pas immédiat, croyez-moi! Il faut vraiment être patient quand on dessine.

Qu’est-ce que vous préférez dessiner ?

Beya Rebaï : Alors ça dépend des années. Plus les années passent plus mon attention change, mais ça se rapproche souvent de la nature. C’est vrai que je suis une fille des villes. J’ai un peu grandi dans le béton de Paris, très beau béton hein, mais je suis attirée par ce que je ne connais pas forcément. C’est pour ça que j’ai eu une période ou je dessinais beaucoup de montagnes et de végétation. Ma nouvelle lubie ce sont les fleurs. J’ai hâte d’apprendre la botanique à travers mes dessins, je fais à chaque fois beaucoup de recherches. Je découvre et j’apprends énormément avec les expositions que je fais et leurs sujets. Là, je commence à être calée en fleurs, en noms de fleurs et en botanique. C’est ça que je trouve génial! coupler la connaissance du sujet avec ses dessins.

illustration de presse Causette Magazine immeubles rue ville Manhattan New York Beya Rebaï

Est-ce qu’il y’a quelque chose que vous n’aimez pas dessiner, et que vous n’avez jamais réussi a dessiner parce que vous en n’êtes pas satisfaite ?

Beya Rebaï : Oui. J’ai eu beaucoup de mal avec les mains et les pieds pendant mes études, qui sont une des choses les plus compliquées à dessiner. Mais ce n’est pas forcément ce qui me dérange le plus. Tout ce qui est immeuble par exemple, j’ai mis beaucoup de temps à savoir comment les représenter. Parce qu’il y’avait quelque chose de trop parfait, trop droit qui me posait soucis. Mais j’y travaille et j’arrive maintenant à faire des immeubles qui me plaise, même si c’est encore une peu timide.

Partager :

Qu'est-ce qui vous ferait plaisir ?

Avant-premières et exclusivités, soyez les premiers à les recevoir.

Shop

Dessous de verre Champagne Shower

CHF20.00
Les dessous de verre Koka en cuir brillant pour accompagner vos plus belles coupes de champagne

Porte-cartes To Spend

CHF65.00
Le porte-cartes brillantissime Cesar pour dépenser en beauté

Porte-clés New Start

CHF30.00
Le porte-clés en cuir Andy pour un nouveau départ

Etiquette de bagage Travel Lover

CHF50.00
Le porte-étiquette en cuir Goya pour tous les amoureux de voyage

Vous allez aimer.

Inscrivez-vous à notre newsletter
et bénéficiez d’avant-premières et d’exclusivités réservées à nos abonnés.