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Christophe Willem nouvel album Panorama en interview vidéo musique chanson française pop 2022

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Interview : Christophe Willem revient, plus libre que jamais

Un nouvel album, ‘Panorama’, pour un chanteur qui met cartes sur table et sentiments en chansons. Interview d’un Christophe Willem sensible et vrai.

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La tortue a bien grandi et s’est émancipée de sa carapace étriquée. Après des hauts et des bas, Christophe Willem revient avec un nouvel album intitulé Panorama, plus déterminé que jamais à être lui-même, quoi qu’on en pense. Interview.

Double Je. Comme une introduction pour un Panorama, 15 ans après. Voilà qui ne nous rajeunit pas ! Christophe Willem n’hésite pas à rejouer les cartes… sur table. Introspectif, sensible et empreint d’une grande honnêteté, le chanteur révélé par l’émission Nouvelle Star change d’équipe artistique et offre un « Panorama » plus vrai que nature. Des facettes multiples dessinées par des titres éclectiques, tantôt à la douceur d’une confidence, tantôt à la pop acidulée aux accents dansants et optimistes. Sorti d’une période de remise en question loin des projecteurs qui lui a permis de tout mettre à plat, Christophe Willem s’assume pleinement, adulte, épanoui. Extraverti.  Il nous en parle en interview, tout en « Je ».

Panorama de toutes les couleurs pour un album riche en émotions. La maturité de Christophe Willem ?

Confiné dans sa chambre d’ado, loin des lumières et des hourras de son public, Christophe Willem a amorcé une rétro-introspective dont il sort grandi. Se questionnant sur la célébrité, l’échec ou la manière d’assumer qui l’on est et ce que l’on fait, le chanteur élabore un nouvel album qui marque une étape. On pourrait l’appeler « maturité » mais ça pourrait aussi être « liberté ». Liberté d’être et puis aussi de se tromper, de changer de direction, de s’entourer de gens qu’on admire et qui savent en quelques mots traduire pensées et sentiments. Sans pudeur ni faux semblant, Jean-Etienne Maillard et Larent Lamarca ont façonné ce Panorama qui fait chanter le Christophe Willem d’aujourd’hui. PS : il nous aime. Et on le lui rend bien.

"Panorama c’est donc ça : mettre en lumière ce qui nous unit, tantôt lumineux tantôt sombre, comme une route cabossée que l’on apprivoise."

Christophe Willem

La VRAIE interview de Christophe Willem. Action !

Bonjour ! Première question rituelle : Pourriez-vous vous présenter à votre manière ? Vous avez carte blanche…

Christophe Willem : Bonjour ! C’est Christophe Willem ! Je suis en Suisse pour parler du nouvel album « Panorama ».

C’est très agréable de vous retrouver ! La première question est donc : Comment ça va ?

Christophe Willem : Ça va très bien. Vraiment. C’est peut-être à contre-courant en ce moment, mais ça va plutôt bien.

C’est punk d’aller bien maintenant…

Christophe Willem : C’est ça ! C’est rebelle d’aller bien.

Pour cet album, vous avez complètement changé l’équipe artistique, vous ne travaillez plus, notamment avec Zazie. Vers qui se sont portés vos choix ?

Christophe Willem : J’avais envie de mettre un peu à plat tout mon travail de manière générale. J’ai aussi une manager différente avec laquelle nous avons vraiment pris le temps de construire un projet très différent. Mon envie, aussi, était de renouveler pas mal de choses, comme les thèmes que je voulais aborder et la manière de les appréhender. Du coup, il fallait se concentrer, se focaliser, sur les textes. Donc nous avons entrepris une grosse recherche pour de nouveaux auteurs. J’ai effectivement débarqué avec Laurent Lamarca qui représente une vraie rencontre artistique très forte sur cet album, puisqu’il a signé beaucoup de titres.

Laurent Lamarca et Jean-Etienne Maillard qui a composé et réalisé l’album « Panorama ». Après, il y a eu des équipes différentes. Il y a eu Slimane qui a signé le premier single, Cocoon, que j’aime beaucoup, une artiste qui s’appelle Naya, que j’aime beaucoup aussi, Elia (Taïeb)… Et ces différents artistes qui ont participé à l’album ont tous des univers assez marqués et ça m’amusait de retrouver cet éclectisme qu’il pouvait y avoir dans mon tout premier album. À ce moment-là, je me foutais un peu de la cohérence et ce qui m’importait c’était : « Est-ce que ça sonne juste ou pas pour moi ? » C’était ça mon souhait premier autour de ce nouvel album.

Et vos deux auteurs principaux vous ont un peu poussé dans vos retranchements, vous ont incité à faire tomber le masque. Double Je est devenu « Je » tout court ! Alors comment vous définiriez cet album ?

Christophe Willem : Je dirais que c’est un album beaucoup plus brut, d’une certaine manière, qui était un vrai besoin pour moi. C’est-à-dire que ça fait 16 ans maintenant – oui, La Nouvelle Star c’était 2006 – et que, c’est ce qui arrive quand on fait ce métier depuis un certain temps, j’étais un peu en pilote automatique. J’étais en quelque sorte porté par ce métier – je dis bien : ce métier – par tous ses paramètres, et du coup, l’échec de l’album précédent (Rio) était assez salutaire. Parce que ça m’a permis cette remise en question et de me dire : « Qu’est-ce que j’ai envie de faire, de quelle manière et quelles sont mes réelles motivations aujourd’hui à faire ce métier ? »

« On peut tous faire de la musique, on n’est pas obligé d’en faire un métier, coûte que coûte. »

Christophe Willem

Donc, ça a donné une remise en question assez longue, parce qu’il y a eu pas mal de temps entre l’album Rio et celui-là. Et puis, malgré tout, la période COVID qu’on a connue a fait que tout s’est mis à l’arrêt et cet arrêt a été assez bénéfique, en soi. Je me suis retrouvé chez mes parents parce qu’il y avait des travaux chez moi à ce moment-là, dans ma chambre d’ado. Et donc un peu dans les vêtements de qui j’étais avant que tout ça ne démarre. C’est ça qui était particulier et qui a réveillé cette envie de remettre coûte que coûte ma passion avant mon métier. Ré-inverser l’ordre des choses. Voilà pourquoi cet album a un côté, je dirais, plus libre, d’une certaine manière. En fait, un peu rock. Pas dans le son, mais dans la manière dont ça s’est fait.

Avec cet album, je ne me suis pas du tout intéressé à la cohérence ou à ce que les gens en allaient en penser, mais à ce qu’il me parle à moi, à 100%.

Je peux vraiment expliquer chacun des titres, il y a une histoire derrière chacune des chansons. Il y a eu une vraie rencontre avec les auteurs compositeurs avec lesquels j’ai travaillé. Donc c’est difficile de qualifier cet album parce qu’il est en plus très éclectique en termes de styles. Ce n’est pas facile de donner un registre musical précis. Il est brut, authentique et qui, j’espère, fera du bien.

Est-ce qu’on ose dire que c’est votre petite crise de la quarantaine ?

Christophe Willem : Oh ben c’est sûrement une crise de la quarantaine ! (Rires) En vrai, je ne sais pas, mais je vais avoir quarante ans, oui, dans un an. Ça va arriver, quand même. Je n’ai pas d’angoisse par rapport à l’âge et je pense que cette remise à plat aurait pu arriver plus tôt. Le déclic a plus été la sensation d’échec de l’album précédent. Et en fait, quand on fait un métier artistique, c’est toujours très difficile de dissocier ce qu’on fait de ce qu’on est, alors si ce qu’on fait ne plaît pas… On le prend, d’une certaine manière, pour un rejet de ce qu’on est, nous-même.

Alors est-ce que le fait d’avancer en âge et professionnellement fait qu’on se détache un peu plus du regard des autres ? Est-ce peut-être cela, finalement, la plus grande différence entre aujourd’hui et le début de votre carrière ?

Christophe Willem : Je pense que C’est ça. Ou en tout cas, c’est quelque chose qui est « en devenir ». Il y a le ressenti et puis il y a aussi la confrontation à la réalité, dans certaines situations et on se dit : « Aaaaah… Quand même ! On est encore un peu sensible au regard des autres ! » Je tends à m’en détacher et en même temps je n’ai pas envie d’y être complètement sourd. C’est ça qui est intéressant et que je voulais aussi aborder dans l’album : le regard des autres n’est pas forcément quelque chose de négatif. Ça le devient quand on lui donne une importance surdimensionnée. Et surtout, quand on devient soi-même son propre juge, des fois, et même son propre bourreau, en fait.

Pour moi, c’est ce qui s’est passé au fur et à mesure, aussi bien dans ma vie comme pour ma carrière. J’ai une tendance aussi des fois à anticiper des critiques extrêmement violentes et à me brider moi-même, alors que réellement je n’ai jamais eu non plus de critiques violentes ou de réactions bizarres. C’est ça aussi, le regard des autres. Donc, plus on apprend à s’aimer soi-même, plus on sait recevoir l’amour des autres tout en laissant de côté le négatif.

Aujourd’hui, on assiste à des succès fulgurants portés par les réseaux sociaux, et des chutes aussi rapides. Quel conseil vous donneriez à un jeune qui veut faire ce métier ?

Christophe Willem : Ouh la ! Ça c’est une question compliquée ! Je pense qu’aujourd’hui, quoi qu’il arrive, il faut absolument cultiver sa singularité. C’est le truc de base. D’ailleurs, je suis vraiment très agréablement surpris que sur des réseaux comme TikTok, par exemple, on voit tout un tas de jeunes qui abordent des questions de sexualité, etc. Il y a beaucoup de tabous qui tombent et je trouve que cette génération pour qui les réseaux sociaux ont toujours existés est en train, pour certaines questions, d’arriver au bon moment de ces réseaux.

Pour certains sujets, on est en train de déstigmatiser certaines choses et ainsi  permettre une visibilité à beaucoup.

Pareillement, sur ce type de réseaux, vous avez des personnes handicapées qui montrent aussi ce que c’est que leur vie de tous les jours et ont un nombre incroyable de followers. Elles ne recherchent pas une pitié mais, d’une certaine manière, ont une visibilité. Du coup, toutes ces initiatives sont intégrées dans une réelle normalité qui n’est pas celle qui était imposée. Je trouve ça vachement bien.

Aujourd’hui, cultiver sa singularité, être vraiment fier de ce qu’on est, c’est quelque chose que je trouve très bien. Le seul truc, la limite à tout ça, c’est que des fois ça bascule dans le communautarisme. C’est important de cultiver sa singularité en existant dans un groupe tout en existant aussi tout seul.

portrait Christophe Willem en interview entretien libre en intégralité vidéo questions

Dans cet album « Panorama », vous chantez « Je ne tomberai pas ». Est-ce que c’est une promesse Christophe Willem ?

Christophe Willem : C’est une promesse que je me suis faite en tout cas. «Je ne tomberai pas » c’est un titre que j’aime beaucoup parce qu’il est puissant. C’est une force tranquille. Je me le suis dit, à moi, et je ne tomberai plus. Plus dans ces travers, justement, d’être peut-être trop sensible à ce qu’on peut raconter ou à vouloir des fois trop correspondre à ce que ce métier veut. Je n’essayerai plus de me modifier ou de me formater. Aujourd’hui, plus on est authentique et brut, d’une certaine manière, plus on affirme sa personnalité, plus on plaît pour les bonnes raisons. Et puis ça rend ringard tout ce business de la musique qui avait tendance à vouloir lisser les gens ou les enfermer dans des boîtes « marketing ». Je trouve que c’est complètement dépassé en fait, et c’est bien.

Et à votre avis, si on tombe, quelle est la plus grosse chute ? La solitude, l’anonymat ? Ou jouer le jeu de celui qu’on n’est pas ?

Christophe Willem : Je pense que c’est de jouer le rôle de quelqu’un qu’on n’est pas. C’est la pire chose. Pour changer de registre, c’est un peu ce qu’il s’est passé avec cette période de COVID, où plein de gens ont voulu changer de métier. J’en connais plein, qui se sont rendus compte qu’ils passaient complètement à côté de leur vie. Qu’est-ce que ça a réveillé en nous ? Tout ce snobisme qu’on a tous eu pendant des années en se disant que la vie était quelque chose d’acquis ! Ben non en fait ! Il ne suffit pas d’attendre 70 ou 80 ans pour imaginer pourvoir mourir de façon brutale. D’un seul coup, les gens se réveillent et se rendent compte que ça fait 40 ans qu’ils passent à côté de leur vie. Si, d’une certaine manière, ce cataclysme mondial permet aux gens cette prise de conscience, de réaliser qu’ils n’ont ni envie de passer à côté de leur vie, ni de jouer un rôle, je trouve ça vachement bien !

Christophe Willem sur scène

Vous chantez : PS : Je t’aime. Mais c’était quoi la lettre, avant le post scriptum?

Christophe Willem : Ouh la ! Je ne sais pas ! Ça devait déjà être un texto, parce que des lettres je n’en écris plus ! (Rires) Je dis rarement PS en plus. Pour moi, ça pourrait être un PS plus réaliste. Par exemple : « PS: N’oublie pas d’acheter le pain ! » Beaucoup plus terre à terre. (Rires) Il est bien celui-là, hein. Ma mère le faisait souvent : PS : Range ta chambre ! PS : Mets la table ! Ça marche bien.

Et c’est plus important que le message en soi…

Christophe Willem : Évidemment ! C’est ce qu’il faut retenir. (Rires)

les coulisses de la photo de couverture de l'album Panorama de Christophe Willem

Le JJQuiz de Christophe Willem... le meilleur pour la fin !

UN MOT

Avoue. Je n’arrête pas de dire : « avoue ». C’est terrible ! Je dis : « Avoue que c’est bien. » Je contemple beaucoup et je suis facilement hystérique devant plein de trucs donc je dis : « Avoue que la vue est dingue !  Avoue qu’il fait hyper beau ! »

UN SON, UN  BRUIT

Les bruits de la nature. Par exemple les nuits d’été, le bruit des animaux de la nuit. Ou à l’extérieur en journée et d’entendre les oiseaux. C’est le plus beau je trouve, parce qu’on n’arrive pas à les reproduire.

UN PÉCHÉ

Les crêpes au Nutella. C’est un péché, c’est terrible. L’huile de palme, les kilos, le sucre… un combo de tout ce qui ne va pas. C’est dramatique.

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UN JURON

Putain

UNE BOISSON

De l’eau. Je ne suis pas très original là-dedans. Eau pétillante, c’est fête ! (Rires)

UNE CHANSON

En ce moment, j’adore la chanson de Mentissa. Je n’arrête pas d’avoir cette chanson en tête, partout

UNE RECETTE

Euh… en nourriture ? Ma recette préférée, c’est la livraison. Voyez, c’est une recette ultra efficace et qui marche très bien !

UNE DESTINATION

Le Brésil. Quand même.

UNE FEMME

Je cherche… Je sens que je pourrais vexer ! (Rires) Oui, une morte, ça marche tout de suite mieux, pas de vexation possible ! Non… Bon, alors, rien à voir, mais j’aime beaucoup Sigourney Weaver. Elle a des rôles complètement différents à chaque fois, j’ai eu la chance de la rencontrer et elle m’avait vraiment impressionné. Elle était adorable, parlait bien le français, mais elle m’avait… Impressionnant.

UN HOMME

Christophe Willem : Alors, un homme… Euh… Rhooo… (Sourire) Ce n’est pas évident ! Mon père ? Non, après il ne va plus se sentir et ma mère va me reprocher de ne pas l’avoir citée !

©Sony Music Entertainment France 2022

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