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vendredi sur mer chanteuse nouvel album Métamorphose en interview miroir

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Vendredi sur Mer se métamorphose : interview miroir

Deuxième album, comme une mue, pour la chanteuse Vendredi sur Mer qui tente avec brio sa Métamorphose. Interview vidéo d’une diva en survêt.

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Plus femme que jamais, si c’était encore possible, Vendredi sur Mer couche dans son deuxième album ses failles et ses désirs. Des Premiers Émois à la Métamorphose, la chanteuse a rompu avec le déshabillé de soie pour voir naître une version d’elle-même plus sûre, plus crue, plus pop. Rencontre avec la chanteuse, face à son miroir.

Nous l’avions connue toute de mousseline et de plumes rose pâle vêtue, dans son immense fauteuil en forme de coquillage, telle une Vénus sortie des flots. Nous retrouvons aujourd’hui Vendredi sur Mer plus pop que jamais. Une chemise verte, fluide et féminine, des ongles assortis, mais fluo, et puis de la décontraction totale en pantalon de training gris. Une contradiction à elle toute seule ? Non, une multitude. De styles comme d’attitudes, d’univers comme de tonalités. Dans son nouvel opus fraîchement sorti, Vendredi sur Mer s’amuse à passer du rire au drame, de l’étreinte à la rupture. Tantôt chatte tantôt lionne, elle admire son reflet et ses travers dans notre miroir. Interview face à la glace.

Quand Vendredi sur Mer se regarde dans le miroir, ça donne ça :

La métamorphose du boudoir en piste de danse féminine plurielle et bouillonnante

Vendredi sur Mer n’a ni la langue ni la pop dans sa poche. Elle prend plaisir à aborder les thèmes qui la touchent, qui la remuent, sans faux semblant, sur des rythmes qui sèment la confusion. Quand les pieds sont prêts à danser, les yeux partent à la dérive à l’horizon d’un lac, changeant. Métamorphosée, Vendredi ? Mûrie, certainement. Enfermée 6 mois dans un studio, elle libère ses pensées, sa voix, des notes qui, sans transition, s’amusent à s’alanguir avant de suivre la basse, électro ou house, addictive et joueuse, en 12 titres.

Libre, elle ne s’est pas sentie attendue au tournant après le succès de Premiers Émois en 2019, mais a délicatement rangé sa « peau bleue » pour mieux ajouter de l’orange à ses yeux, du caractère à ses mots et de la maîtrise à ses morceaux. Une rupture qui l’a vue renaître plus forte, plus affirmée. Monochrome ? Jamais. Vaporeuse était la femme avant la Métamorphose. Elle est aujourd’hui plus flamboyante que jamais, en technicolor, ravie de se jouer des relations humaines avec passion et vérité.

Pour en savoir plus sur ce deuxième album aux accents suaves et rythmés, l’interview intégrale de la Métamorphose de Vendredi sur Mer

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Bonjour Charline dite Vendredi sur Mer ! Pourriez-vous, pour commencer, vous présenter à votre manière ? Vous avez carte blanche…

Vendredi sur Mer : Comtesse de Rotschild. (Rires) Salut, c’est Vendredi sur Mer, je suis auteur, compositeur, interprète.

Votre premier album "Premiers Émois", déjà très singulier, a rencontré le succès et son public tout de suite. Est-ce que ça vous a mis la pression pour la création de "Métamorphose" ? Quel a été votre premier désir dans la composition de cet album ?

Vendredi sur Mer : Alors… Ce nouvel album, je le considère un peu comme le premier. Il n’a pas été très difficile à faire pour moi, il s’est fait hyper rapidement d’ailleurs, en quelques mois, finalement. Et c’était simple dans le sens où c’était fluide. J’avais une réelle envie, je savais ce que je voulais faire. Du coup, quelque chose de très différent de ce qui précédait. Quant à la pression, je ne l’avais pas forcément, parce que j’ai suivi mon envie. L’envie d’explorer plein d’endroits encore inconnus. Donc, je n’avais pas la pression, j’étais juste contente de pouvoir faire ce disque. Et surtout, de prendre le temps de faire de la musique, alors qu’il y avait tous ces confinements qui étaient un peu relou.

vendredi sur mer chanteuse nouvel album Métamorphose en interview miroir gothique et charnelle buée et longs ongles

Justement, qu’est-ce que ces confinements ont révélés de vous ? Qu’est-ce que ça a pu apporter à cet album ?

Vendredi sur Mer : Je sortais de ma tournée et j’avais besoin de calme et de réflexion pour le deuxième album. Donc le premier confinement m’a simplement permis de savoir quelle direction prendre, de savoir où je voulais aller et avec qui bosser. C’est peut-être une pause que je ne me serais pas autorisée en temps normal. C’était assez dur, parce qu’en sortant de tournée on ressent déjà un vide. On est pendant 2 ans avec toutes ses équipes et du jour au lendemain on se réveille, toute seule, il n’y a plus de petit-déjeuner au buffet… Et en plus de ça, on ne pouvait pas sortir ! Mais finalement, je pense que je n’aurais jamais pris ce temps-là pour me poser les bonnes questions. C’était donc plutôt bénéfique au final.

Vendredi sur Mer, est-ce que, d’après vous, l’affirmation de soi passe par l’effacement de la pudeur ou/et l’utilisation de vocabulaire plus brut voire même plus cru ?

Vendredi sur Mer : Oui, je pense que ça aide d’avoir des mots parfois crus, parfois plus poétiques… Enfin, c’est surtout parce que c’est ma personnalité. Parfois je peux être très réservée, parfois je peux être très cash, parfois je râle… souvent même, mais pour des choses futiles. Du coup, j’ai ce truc où je fonce tout le temps, des fois je me prends des murs, ce n’est pas grave. D’un autre côté je suis très douce. J’ai plein de facettes qui se retrouvent aussi dans mes chansons. Et ce n’est pas plus mal. Ça permet aussi, quand je chante des choses plus crues, d’exagérer certaines de ces facettes, de pouvoir en jouer. Si ce n’est pas s’affirmer, c’est plutôt le scénariser, presque, jusqu’à la scène.

Vendredi sur mer le lac avec une grenouille sur la tête portrait chanteuse

Votre album est passionné, contrasté. Est-ce que c’est aussi le portrait d’une nouvelle génération de femmes que vous portez, que vous transmettez ?

Vendredi sur Mer : Peut-être. C’est drôle, parce que depuis que je fais des interviews pour la sortie de cet album, les journalistes masculins me parlent beaucoup et sont très butés sur les deux chansons très crues et très cul, en fait. Pour avoir discuté avec eux, c’est quelque chose qui les chamboule presque, parce que je crois que la place de la femme est ici à un endroit où on n’a pas l’habitude qu’elle soit : dominatrice ou juste… charnelle, enfin, quelque chose de très assumé.

De mon côté, c’était plutôt une manière de simplement suivre mes envies. De ne pas me poser la question si j’ai le droit de dire ou de faire telle ou telle chose. Ou si quelqu’un d’autre le fait ou pas. Je m’en fichais. J’ai juste pris possession de qui je suis et de ce que j’ai envie de raconter.

Et est-ce que l’émancipation de la femme passe par le sexe ?

Vendredi sur Mer : Non, pas forcément. Là, dans ces chansons-là, c’est vrai que le sujet peut être revendiqué de manière plus forte, notamment, justement, par cette place dominante et peu commune de la femme. Après, il y a plein d’autres manières de s’émanciper.

Cet album est écrit pour la scène, il est moins de type « boudoir ». Est-ce que ce côté plus dansant, plus club, était un besoin de votre part ?

Vendredi sur Mer : Je n’ai pas beaucoup réfléchi en le faisant. J’ai « mangé » du studio, j’y suis allée 10h par jour pendant 2 mois et quand j’arrivais, je ne savais pas ce que j’allais faire de ma journée. Donc l’album s’est vraiment cousu au fil du temps, au jour le jour. J’avais une envie d’exploration qui se traduisait parfois par un piano-voix, parfois par quelque chose de plus cru, parfois de plus dansant. Alors, moi, je le trouve très honnête et très sincère cet album. Il ne raconte pas du tout la même chose que le premier mais il est très ancré, très présent, fondamentalement très différent.

Cet album décortique les relations humaines. Est-ce que cette Métamorphose est tournée vers les autres ou fait-elle naître une multitude de regards qui vous racontent, vous ?

Vendredi sur Mer : Et bien… Je crois qu’il y a beaucoup des autres dans cet album, même s’il est très intime. En tous cas, même quand je parle de ce que je pense de moi, c’est le récit de tout ce qui peut se passer dans ma tête après avoir reçu des compliments, des réflexions, etc. Ça cogite, ça cogite et il en ressort de l’intime, pas toujours fun en fait, mais vrai. Comme dans le piano-voix « S’il est » qui raconte tout ce que je pense de moi. Et évidemment que je pense ça de moi aussi parce qu’il y a les autres autour. Qui ne sont pas forcément malveillants, simplement, parfois, on se fait une montagne de certaines choses.

Et pour ceux qui ne connaîtraient pas encore Vendredi sur Mer, quelle est la chanson qu’ils doivent absolument écouter en premier dans cet album ?

Vendredi sur Mer : Ha… Bonne question… Aujourd’hui, on consomme la musique assez différemment et souvent on pioche des chansons pour les mettre dans des playlists. C’est frustrant, parce que quand on fait un album on se torture l’esprit pour savoir dans quel ordre on va mettre les morceaux. Donc, je choisirais à la première, Le Lac… pour tout écouter au final. (Rires)

VENDREDI SUR MER

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Écouter l’album Métamorphose

En tournée, notamment :
11 mai au Botanique, Bruxelles
13 mai à l’Usine à Gaz, Nyon
28 août au festival Rock en Seine, Paris
19 novembre Élysée Montmartre, Paris
22 novembre aux Docks, Lausanne

Photos : ©Charlotte Krieger – Sony Music

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