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Interview : Bandes-originales en séries pour les sœurs Berthollet

Camille et Julie Berthollet, au violon et au violoncelle, interprètent à leur sauce les musiques emblématiques de leurs Séries préférées. Interview vidéo.

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Camille et Julie Berthollet jouent de l’archet et mettent violon et violoncelle au service de mélodies qui nous sont d’ores et déjà familières. Séries, un nouvel album qui rend hommage aux musiques de l’écran, celles qui nous ont fait vibrer et pleurer, rire et sursauter. Les deux sœurs sont avant tout des spectatrices et elles nous en parlent dans l’interview réalisée pour JJSphere.

Un album de passionnées. Nous le savions d’ores et déjà, les jeunes femmes aux crinières rousses (quoique, pas toujours) n’en manque pas. Pour leurs instruments, pour leur plaisir à jouer, à faire vivre la musique classique et à la faire déborder hors des salons où tout est à sa place, loin des oreilles initiées. Camille et Julie Berthollet s’amusent. Aujourd’hui, elles font le lien entre les écrans et les partitions avec leur tout nouvel album : SÉRIES.

L’interview « On est fait pour s’entendre » de Pascal Elbé

Vous n’aimez pas la musique classique ? N’ayez crainte, elle s’est déjà insinuée sournoisement dans votre quotidien. Quand vous vous installez devant votre série préféré, votre film du dimanche soir, ce sont les orchestres qui s’invitent dans votre salon. Sans y prendre garde, la musique des séries, la bande-originale des films font vivre les images et participent à leur émotion. Camille et Julie Berthollet se les approprient alors, les revisitent, les malaxent et les transposent pour de nouvelles version, les leurs, leurs séries dans un album qui s’écoute autant qu’il se regarde.

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Des séries et des films, une histoire d’amour en musique

On survole les territoires en guerre des familles Stark et Lannister puis on passe aux envolées lyriques de la campagne anglaise de Downtown Abbey derrière la loupe (ou la seringue…) de Sherlock Holmes Mission : Impossible, La Casa de Papel, La La Land… Les poils se dressent sur les bras. Quelques coups d’archets et tous les épisodes, le suspense, les personnages couards, assassinés, courageux, héroïques, stratèges s’imposent dans notre esprit. La musique a ça d’extraordinaire. Nous faire revivre même ce qu’on n’a pas vécu, ce qu’on a ressenti par procuration, par identification aux protagonistes des films, des séries suivies avec intérêt, voire dévotion parfois.

C’est le cas aussi des sœurs Berthollet, Camille et Julie, qui sont de la génération streaming et binge watching. Oui, quand on regarde Netflix, on est obligé de se mettre à l’anglais. D’autant qu’il n’est souvent pas envisageable de patienter jusqu’au doublage en français. Les séries auront eu ça de bon, au moins, de faire regarder de la version originale aux plus réfractaires.

Voyage à travers le temps et les images sur les ailes des plus grands compositeurs

Henri Mancini, le précurseur, Hans Zimmer ou John Barry, les maîtres, Danny Elfman, l’étrange génie, Max Richter ou Ramin Djawadi, pour la relève talentueuse, les compositeurs se suivent et ne se ressemblent pas. Excepté dans leur incroyable faculté à danser en tandem avec les histoires, à vibrer à l’unisson avec les images sans prendre le pas sur elles. Aux arrangements, quand ce n’est pas l’œuvre de Matthieu Gonet, accompagnées par l’Orchestre National d’Île de France (direction de Ernst van Tiel) ou juste elles-deux, en duo, Camille & Julie s’éclatent et c’est communicatif. Sans perdre, jamais, de leur maîtrise ni de leur virtuosité.

Sitôt lancé, l’album est terminé et on ne s’en est pas rendu compte. Au milieu, des voix, leurs voix, dans des compositions originales de Julie Berthollet, de belles surprises. À la fin, un morceau d’adieu, histoire de ne pas dire au revoir sans un pied de nez, un clin d’œil, un The End digne des studios Warner Bros…

Comment les sœurs Berthollet ont fait leur choix ? Quelles sont leurs séries préférés ? Comment ont-elles connu Benny Hill malgré leur tout jeune âge, hein ? Camille et Julie passent au crin de leurs archets les bandes-originales et offrent une toute nouvelle façon d’aborder, d’écouter, les séries dont elles sont tirées. Nous avons profité de la sortie de cet album savoureux, plein de souvenirs et d’émotions, pour poser quelques questions à ces musiciennes, artistes de charme et de bonne humeur. Camille et Julie Berthollet sont au micro de JJSphere.

L’interview de Camille et Julie Berthollet… toute en rousseur… et en intégralité

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Bonjour Camille et Julie Berthollet ! Pourriez-vous vous présenter, mutuellement, à votre manière ? Ou de nous parler de ce qui vous passe par la tête, là, maintenant, tout de suite ?

Salut ! C’est Camille et Julie Berthollet ! On est avec JJSphere, il pleut, il fait moche, mais on est à l’intérieur et il y a du chocolat chaud ! (Rires)

Votre nouvel album s’appelle SÉRIES, évidemment, nous allons vous demander quelle est votre série favorite…

Julie Berthollet : Aaaah… Il y a des séries qu’on aime beaucoup toutes les deux, et d’autres que l’une aime et l’autre pas. Dix pour cent, on l’a regardée pas mal de fois, on regarde les épisodes ensemble et ça nous fait toujours autant rire. Après, les séries comme The Crown, c’est plus Camille qui était fan…

Camille Berthollet : J’attends impatiemment la prochaine saison… Bridgerton, on a beaucoup aimé toutes les deux. Casa de Papel, c’est plutôt toi. Outlander on a regardé toutes les deux aussi. Il y en a plein.

Julie Berthollet : On est assez d’accord en général, sauf si ça fait peur. Et là, Camille ne regarde pas. En gros.

Les soeurs Berthollet sur scène en concert musique classique

Les morceaux, les BO de l’album, vous les avez choisis en fonction de la musique ou en fonction de l’histoire de la série ?

Camille Berthollet : Les BO de l’album on les a choisies, pour certaines, en fonction de la musique. Leftovers, Julie l’a entendue avant même de voir la série et c’est un des premiers titres qui lui a donné envie de faire un projet consacré aux musiques de séries. Et puis il y a des séries, comme Dix pour cent, dont on adore tellement l’histoire et les personnages qu’on avait absolument envie de reprendre la musique. Parce que c’est totalement associé dans notre tête aux personnages des séries en question, comme Bridgerton aussi. The Crown ! Le générique est tellement magnifique qu’on ne le « skip » jamais.

Julie Berthollet : Même des fois, on le réécoutait après qu’il soit passé. On le remettait pour avoir les accords.

Camille Berthollet : Et puis des thèmes comme Mission : Impossible c’était forcément la musique qui nous parlait avant tout. Outlander, on voulait en faire quelque chose d’un petit peu plus celtique. Et puis certaines sont un peu plus anciennes, comme Amicalement Vôtre, ou Stranger Things qu’on a voulu reprendre et c’était un parti pris de changer un peu le style qui était, à l’époque, plus avec des synthés, et de le transposer avec nos instruments. Certaines étaient plus des challenges et d’autres, comme The Simpsons, pour lesquelles on s’est marré, donc ça dépend.

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Justement… Vous êtes très jeunes… Donc quand vous jouez Amicalement Vôtre ou Benny Hill c’est pour toucher un plus large public ou c’est parce que vous avez… ah non, vous n’avez pas grandi avec… mais, vous les avez regardées ?

Camille Berthollet : Benny Hill c’était le kif total en fait, parce qu’on trouve ça tellement drôle ! En plus on voulait le faire pour réaliser une vidéo avec tous nos « fails » dessus. On voulait absolument l’enregistrer pour notre petit plaisir personnel. Et puis c’était très drôle à enregistrer.

Mais il y a principalement des thèmes plus modernes, forcément, parce que c’est basé sur ce qu’on a regardé ces dernières années et ce qui nous a touchées dernièrement. Lupin ou Le Jeu de la Dame (The Queen’s Gambit), c’est vraiment tout récent mais on voulait les mettre dans l’album parce qu’autant la série que la musique nous avaient beaucoup touchées.

Est-ce que ce choix, les musiques de Séries récentes, participe à démocratiser, « dépoussiérer », la musique classique et vos instruments traditionnels ?

Julie Berthollet : Totalement. Les musiques de films, autrefois et encore aujourd’hui, maintenant aussi les musiques de séries, permettent de démocratiser la musique classique parce que ça vient de toute cette tradition, de l’héritage du classique, tout en la rendant super accessible à tous. Et puis ça casse un peu la barrière du concert classique et de l’écouter, d’aller vers elle depuis chez soi. C’est ça qui est génial et que nous voulions aussi transmettre avec cet album en reprenant des musiques de séries, des musiques néo-classiques. Ça vient du classique mais chacun peut l’apprécier sans peur.

Camille Berthollet : Par exemple, on a repris la chanson qui revient dans le générique de Bridgerton, « Girls Like You », qui est une chanson pop qu’on a réarrangée avec nos instruments et là, c’était un peu l’inverse comme démarche. Et c’était un travail très intéressant aussi. Il y a un peu des deux côté et ça nous apporte beaucoup de pouvoir apprendre d’autres univers. Et vice versa.

Quel a été le morceau qui a été le plus gros challenge pour vous ? Ou pour l’une de vous, Camille et Julie Berthollet ?

(Rires)
Julie Berthollet : Ouh ! Je crois que pour ça on va être complètement d’accord ! 

Camille Berthollet : à enregistrer, en tous cas, c’était les Simpsons !

Julie Berthollet : Ouais… ! C’est super dur, c’est très très rapide et c’est des demis tons…

Camille Berthollet : Et ce n’est pas du tout adapté au violon. Je pense que le compositeur n’aimait pas les violonistes. Mais du coup, ça faisait un petit peu de challenge et de boulot supplémentaire. Il fallait tout donner lors de l’enregistrement. Mais c’était cool. Et puis il y a des titres où c’était plus calme. On pouvait plus se concentrer sur d’autres aspects musicaux.

Vous vous mettez beaucoup en scène, dans des vidéos pour les réseaux sociaux notamment, est-ce que vous aimeriez jouer dans une série ? Et laquelle ?

Julie Berthollet : Alors, on adorerait composer des musiques de séries ! Mais aussi, jouer dans une série ou dans un film, ça fait partie de nos rêves depuis des années ! Donc, le jour où l’occasion se présente et est intéressant, on fonce !

Je pense que si on pouvait jouer dans Dix pour cent, dans la nouvelle saison, là, on serait vraiment au top de la vie !

Camille Berthollet : Au top du top ! C’est le Graal !

Julie Berthollet : C’est le but absolu !

Camille Berthollet : Ça doit être tellement drôle !

À quel point est-ce que vous diriez que les réseaux sociaux ont contribué à votre notoriété ?

Julie Berthollet : Je pense que, plus que les réseaux sociaux, c’est la télévision qui nous a aidées à démocratiser la musique classique. En tous cas au départ. Parce que Camille a fait l’émission Prodiges et elle l’a remportée en jouant L’Été de Vivaldi. Donc c’était notre première porte ouverte, notre premier échange avec le grand public.

Camille Berthollet : Et puis les réseaux sociaux étaient moins présents qu’aujourd’hui. Il y avait moins d’activité sur Instagram et tout ça.

Julie Berthollet : Et maintenant, on les utilise beaucoup. On a ouvert notre chaîne YouTube, on fait des titres avec des gens partout dans le monde, on essaie de communiquer et d’avoir cette proximité, possible en tous temps grâce à ça.

Les soeurs Berthollet sur scène en concert musique classique

Votre album se clôture par le "Concerto de l’Adieu" de Georges Delerue. Est-ce que vous pouvez nous en dire plus ? Pourquoi ce choix ?

(Rires)
Julie Berthollet : Finir l’album par ce Concerto de l’Adieu, déjà, c’était drôle.

Camille Berthollet : Peut-être que ce n’est pas drôle mais on trouvait ça drôle !

Julie Berthollet : Littéralement : le concerto de l’adieu !

Camille Berthollet : On s’est dit : « C’est parfait ! Voilà ! Salut ! » (Rires)

Julie Berthollet : On a fait Générique, l’avant-dernière, et ensuite Concerto de l’Adieu. Comme ça, c’était une vraie fin.

Camille Berthollet : On ne pouvait pas le mettre au début ! Ça faisait un peu… moyen… (Rires)

Julie Berthollet : Et comme c’est un titre qui est super long, il dure 10 minutes, qu’on ne pouvait pas arranger mais laisser tel quel, on s’est dit qu’il avait vraiment sa place à la fin. Quand on est complètement dans l’atmosphère de l’album. On peut se poser une bonne dernière fois. Et c’était aussi un beau challenge à enregistrer parce que 10 minutes de musique, d’un coup, c’est assez éprouvant en studio.

BONUS : Le JJQuiz de Camille et Julie Berthollet !

©Warner Classics / Parlophone Records / Camille&Julie Berthollet

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