Culture

Thibault Cauvin guitariste classique en concert au MIGS 2022 Montreux Guitar Show

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Interview : Le guitariste virtuose Thibault Cauvin, à cœur et à cordes

C’est au MIGS que le virtuose Thibault Cauvin a donné concerts exceptionnels et interview sur les bords du Léman.

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On ne peut plus accessible, on ne peut plus souriant, on ne peut plus joyeux. Thibault Cauvin a la générosité de cœur proportionnelle au talent. Il parle de son âme sœur, sa guitare, de ses voyages, de ses concerts et de ses aspirations en interview vidéo pour le Magazine JJSphere.

Thibault Cauvin pourrait passer inaperçu s’il n’avait pas le sourire « Joker » vissé au visage. Presqu’étrange, tant la joie d’être là, juste d’être, n’est pas si ostensiblement affichée. L’œil clair, doux, on pourrait presque dire timide si on ne le connaissait pas. Mais ça c’est avant qu’il ne parle de sa guitare. À ce moment-là, tout s’éclaire, s’illumine, se réjouit, s’anime. Pour ne plus s’éteindre. Une soif, pour sa guitare et les rencontres. Avec le public, les gens, les musiciens avec lesquels il collabore, il s’invente un langage du plaisir. Du bonheur libre, tout simplement.

Nouveau single Jeux Interdits à la guitare clip Thibault Cauvin

Après avoir passé une adolescence en tête à tête exclusif avec sa guitare puis une vie de nomade à donner des concerts dans les plus petits recoins de la planète, le virtuose s’est établi dans le Xème arrondissement de Paris où il se sent chez lui désormais. Quand il n’est pas sur sa planche de surf à dompter la vague, il va de projet en projet pour insuffler cette idée que la guitare classique est aussi belle et indispensable qu’un coucher de soleil. Nous avons eu l’immense plaisir de faire la rencontre de cet humain au talent incroyable pour faire l’inventaire non exhaustif de ce qui lui plaît. Interview à cœur et à cordes à l’occasion du 1er MIGS, Montreux International Guitar Show.

L’interview en vidéo du guitariste virtuose Thibault Cauvin

Six cordes et un cœur, la guitare racontée par son plus fervent admirateur, le musicien lui-même

portrait meilleur guitariste classique du monde Thibault Cauvin interview au Montreux guitar show MIGS

Bonjour Thibault Cauvin ! Petite question rituelle pour commencer, pourriez-vous vous présenter à votre manière ? Vous avez carte blanche.

Thibault Cauvin : Bonjour, c’est Thibault Cauvin. Je suis né dans une guitare, on peut dire, grâce à mon père. J’ai commencé à jouer tout petit, vers l’âge de 4-5 ans et puis à l’adolescence j’ai passé beaucoup de concours, un peu comme des compétitions de sport, j’étais pris de passion pour ça. Je voyageais dans les grandes capitales et j’essayais d’être le meilleur guitariste du monde.

Ensuite, à 20 ans, j’ai commencé à donner des tournées partout dans le monde et pendant 15 années j’ai vécu sans maison, sans appartement, comme un nomade guidé par les concerts. Je restais deux jours dans une ville et puis je partais dans un autre pays, puis un autre, puis un autre. Qu’avec des allers simples, jamais d’aller-retour. J’adorais cette vie savoureuse de liberté. Aussi, j’adore faire du surf. Aujourd’hui je suis en Suisse, à Montreux. J’aime beaucoup venir ici, j’y viens de plus en plus, c’est un coin du monde qui me plaît beaucoup.

la guitare de Thibault Cauvin créée et fabriquée par le luthier Jean-Luc Joie

Est-ce que vous pouvez aussi nous présenter votre comparse qui se tient à côté de vous : votre guitare ? Est-ce qu’elle a un nom ?

Thibault Cauvin : Ma guitare n’a pas de nom mais je l’aime beaucoup ! Elle est créée par un luthier qui est extraordinaire qui s’appelle Jean-Luc Joie. C’est un Monsieur qui est à la fois un savant fou et un artisan de luxe. Il arrive à mêler la performance dont j’ai besoin pour ma guitare, un côté un peu formule 1 qu’il associe au charme de la voiture ancienne. C’est comme si je pilotais une formule 1 et qu’en même temps, cette formule 1 était une Aston Martin de collection. Il y a des bois de rose qui viennent du Brésil, il n’y a que des bois précieux que Jean-Luc Joie laisse reposer dans son atelier pendant des années. Ensuite, il les choisit, il les assemble et il crée cet instrument qui est ensorcelant.

Est-ce qu’elle a une âme ?

Thibault Cauvin : Oui, je crois qu’elle a une âme cette guitare, qu’elle a quelque chose de magique, d’inexplicable, qui me plaît. Certaines guitares ont cette magie qui est créée par une forme de manque de précision, une forme d’illusion. Celle-ci a la magie qui est associée à la performance et ça c’est rare. Et ça me plaît.

Vous étiez le meilleur guitariste classique du monde à 20 ans, quelle est votre ambition désormais ?

Thibault Cauvin : Aujourd’hui j’aimerais jouer pour tout le monde. C’est cette envie de rassembler, de fédérer. De me dire que tout le monde peut aimer cette guitare. Que c’est comme un coucher du soleil. Je ne peux pas imaginer que quelqu’un dans le monde se dise : «Non, le coucher du soleil ce n’est pas beau. » C’est impensable, ça. Moi, j’aime tellement la guitare que c’est pareil.

Donc, j’ai envie de jouer pour tout le monde et de montrer à quel point cette guitare peut ensorceler, peut inviter à rêver, à aller ailleurs. Faire que le temps s’arrête quand elle chante. C’est ça qui me plaît. Me dire que je peux jouer pour les personnes d’un certain âge, qui vont à l’opéra depuis qu’ils sont tout jeunes, qui connaissent aujourd’hui le répertoire par cœur. Et puis de voir ce Monsieur-là, assis à côté d’une fille, fan de punk, qui a 17 ans et qui est là par hasard. C’est ça qui me plaît.

Thibault Cauvin sur scène guitare en boucle effets pédales

Votre vie est construite de passions et de défis, que représente celui de monter sur scène pour vous, notamment pendant ce Guitar Show de Montreux où vous allez vous produire deux fois ?

Thibault Cauvin : Mon idée c’est que, chaque concert que je donne soit unique, soit une invitation à voyager. Un voyage chargé de rêves avec des musiques que j’ai pu cueillir autour du monde, des musiques qui m’ont touché que j’essaie de jouer à chaque fois de manière différente. Pour que chacun de ces moments que je passe avec le public soit une forme de communion, de rencontre. Chacun de ces concerts est un tête-à-tête, avec un côté « à cœur ouvert » où je me livre totalement. Je joue, je raconte ce que j’aime. Et ici, au bord du lac, le cadre est tellement somptueux, que je suis sûr que le rêve sera peut-être encore plus grand que d’habitude.

Quelle liberté, et quelle contrainte aussi, offrent une guitare classique en comparaison avec une guitare électrique ?

Thibault Cauvin : Ce qui me plaît avec la guitare classique c’est le fait qu’elle est comme un petit orchestre. On peut jouer seul. C’est ça qui me plaît. Avec une même guitare, cette même technique permet à la fois de jouer une mélodie qui chante, une basse qui accompagne et puis une harmonie qui enrichit. Et tout ça on peut le jouer en temps réel avec la technique qui consiste à utiliser tous les doigts de la main droite. C’est peut-être ça la définition de la guitare classique, plus qu’une époque.

Bien sûr, C’est passionnant de jouer de la musique de Bach ou de la musique qui a plusieurs siècles, j’adore les jouer. Mais ce qui me plaît, c’est la technique qu’offre cette guitare classique qui me permet de pouvoir être seul en scène, encore plus proche et plus connecté avec les gens. Comme si on était à un dîner, les yeux dans les yeux. Il n’y a pas d’autre complicité que celle que je vis avec les gens dans la salle.

Qu’est-ce qui est le plus important pour un guitariste : son écoute, ses mains ou son obsession ?

Thibault Cauvin : Je pense que c’est tout. Adolescent, je pensais que c’était la technique, qu’il fallait être le plus virtuose possible. Aujourd’hui, je crois qu’il faut être le plus rêveur possible.

Thibault Cauvin guitariste sur fond rouge guitare classique

Et la guitare ? Quelle doit être sa plus grande qualité ?

Thibault Cauvin : Rhô… Sa plus grande qualité, c’est qu’il faut qu’elle additionne toutes les qualités. Et c’est ça qui est rare. Finalement, certaines fois il y a des guitares qui sont très puissantes, d’autres fois, il y a des guitares qui sont très équilibrées, d’autres fois encore, elles ont un son magique. Rares sont les guitares qui cumulent toutes les qualités.

Vous avez dit précédemment que la guitare était un instrument de rencontre. La relation que vous entretenez avec votre guitare, fusionnelle, laisse-t-elle justement la place aux autres, aux humains dans votre vie ?

Thibault Cauvin : Tout à fait ! Je pense que cette guitare que j’ai là, je l’aime par-dessus tout, mais elle est en même temps aussi un outil qui me permet de connecter mon cœur à ceux qui l’écoutent. C’est un outil merveilleux, un outil sublime. Magique. Mais ça reste un outil. J’ai ce paradoxe de l’aimer passionnément, mais d’avoir envie, en concert, qu’on l’oublie. Qu’on oublie que c’est un concert, qu’on oublie que c’est de la musique, que ça devienne un moment où le temps s’arrête parfois.

Vous avez traversé la planète entière, où est-ce que vous vous sentez chez vous ?

Thibault Cauvin : Ce qui m’a plu pendant mes 15 années de nomadisme, c’est que je me sentais chez moi partout. J’aimais ça. Je pouvais être à Hong Kong, à Rio ou à New York et j’étais là, dans ma chambre d’hôtel, je n’avais pas plus d’affaires que dans ma chambre d’enfant à Bordeaux, et alors je me sentais autant chez moi là qu’en France. Aujourd’hui, peut-être que chez moi c’est à Paris. J’ai un endroit étonnant dans le Xème arrondissement, qui est un quartier coloré de voyage. Je sors de chez moi, à droite c’est l’Inde, à gauche le Congo, un peu plus loin c’est le Maghreb. Donc, le voyage est encore dans ma vie, mais valises se posent là, dans le Xème arrondissement de Paris.

Quelle est la prochaine étape ? Où va vous entrainer votre curiosité ?

Thibault Cauvin : Je rentre tout juste d’un voyage sur l’île de Guernesey où j’étais dans la maison de Victor Hugo. Sur son île, toute petite, entre l’Angleterre et la France où il a été en exode pendant près de 20 ans. J’ai joué dans sa maison et ça m’a ensorcelé. Et j’ai essayé de dire l’un de ses poèmes, Oceano Nox, en m’accompagnant à la guitare. Une forme de mélange entre rap, slam, Brassens d’aujourd’hui. Ça m’a beaucoup plu cette expérience et peut-être j’aimerais la développer…

THIBAULT CAUVIN

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Dates de concerts

Lire l’autobiographie de Thibault Cauvin À cordes et à cœur

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