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interview Stéphane Brizé réalisateur pour le film Un Autre Monde avec Vincent Lindon et Sandrine Kiberlain

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Interview : Un Autre Monde selon Stéphane Brizé

Entretien avec le réalisateur engagé Stéphane Brizé pour la sortie de son film Un Autre Monde, celui d’un chef d’entreprise, Vincent Lindon.

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Figure du cinéma vérité engagé aux côtés du monde ouvrier, le réalisateur Stéphane Brizé s’offre un nouveau point de vue sur le diktat du marché des entreprises cotées en bourse. Celui du patron, pris en étaux entre la direction générale du groupe dont il dirige une antenne locale, les employés de son industrie et sa famille qui part en éclats. Le duo Lindon Kiberlain donne vie à ces personnages plus vrais que nature.

Un Autre Monde, le nouveau film de Stéphane Brizé ne serait pas tout à fait complet sans son acteur fétiche, Vincent Lindon. On ne change pas une équipe qui gagne et qui met un point d’honneur à faire parler les invisibles, à détrôner les puissants. Et puis à faire parler l’humain. Stéphane Brizé raconte les gens, les vies, les sentiments. Ce qu’ils ont de plus durs comme de plus inéluctables. La violence aussi, celle du cœur, comme celle de la société, à laquelle sont plus soumis certains que d’autres. Peut-être parce qu’ils ont un bon fond. Comme pour La Loi du Marché, présenté à Cannes en 2015, le réalisateur raconte un cas de conscience, des débats intérieurs entre la morale et le marché, entre la liberté et l’argent. C’est en interview pour la JJTV, en vidéo et en intégralité ci-dessous, que Stéphane Brizé nous confie ses états d’âme et de conviction.

L’interview vidéo du réalisateur Stéphane Brizé

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UN AUTRE MONDE

 

Un cadre d’entreprise, sa femme, sa famille, au moment où les choix professionnels de l’un font basculer la vie de tous. Philippe Lemesle et sa femme se séparent, un amour abimé par la pression du travail. Cadre performant dans un groupe industriel, Philippe ne sait plus répondre aux injonctions incohérentes de sa direction. On le voulait hier dirigeant, on le veut aujourd’hui exécutant. Il est à l’instant où il lui faut décider du sens de sa vie.

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L’interview intégrale de Stéphane Brizé pour son Autre Monde

Vincent Lindon, Sandrine Kiberlain et Stéphane Brizé, festival, interview

Bonjour Stéphane Brizé. Petite question rituelle pour commencer. Pourriez-vous vous présenter à votre manière ? Vous avez carte blanche.

Stéphane Brizé : Stéphane Brizé. Je suis à un âge où on ne dit plus l’âge, comme les femmes. Réalisateur. Papa, deux enfants.

Pourriez-vous nous éclairer sur cet « autre monde » ? Et d’ailleurs, c’est quoi un autre monde ?

Stéphane Brizé : En fait, il y a plusieurs portes d’entrée au titre. Par rapport au film en question, l’autre monde, c’est possiblement un monde intérieur, que le personnage va découvrir de lui-même. Un autre monde auquel il n’avait pas accès jusque-là. Il y a une forme d’irone, maintenant, avec le titre. Quand il a été pensé, il n’y avait pas le covid. Et il se trouve qu’il y a un an, en 2020 après le premier confinement de mars, on a commencé à entendre beaucoup parler très légitimement de la nécessité de penser le monde autrement. Ça a duré quelques mois et, force est de constater qu’aujourd’hui on n’en parle plus du tout.

Et bien, cet autre monde, est-ce que c’est celui-là, celui qu’on pourrait légitimement espérer, imaginer, fort de l’expérience qu’on est en train de vivre ? Ça peut être ça. Est-ce que l’autre monde c’est finalement celui d’avant ou celui que certaines personnes voudraient absolument imposer définitivement, qui est un monde uniquement d’argent ? Qui est déjà pas mal présent (rires). Voilà, il y a plusieurs portes d’entrée.

Sandrine Kiberlain et Vincent Lindon en couple en crise dans le film Un Autre Monde de Stéphane Brizé

Est-ce que de réussir dans la vie implique automatiquement de rater sa vie ?

Stéphane Brizé : Plusieurs de mes derniers films questionnent les personnages à l’endroit de l’éthique personnel. Celui-là qui met en scène des cadres d’entreprise, notamment un cadre interprété par Vincent Lindon, et ce à quoi il se confronte va le questionner très profondément à l’endroit de son éthique personnelle. Parce que c’est quelqu’un qui vit une expérience, alors qu’il est un bon petit soldat du système, qui ne s’est jusque-là pas posé de questions, parce qu’il n’a pas eu à s’en poser. Et il est à un moment de sa vie où, d’une part il voit son monde personnel s’effondrer. Sa femme s’en va parce qu’elle lui dit que leur projet de couple n’a plus de sens. Et il se trouve qu’il y a un autre projet qui n’a plus de sens, visiblement, c’est son projet professionnel.

Comme c’est un bon petit soldat, que c’est quelqu’un qui est compétent, qui a réussi jusque-là à répondre à toutes les demandes qui lui étaient faites, il pense qu’il va y arriver à nouveau. Tant que cet homme ne s’est pas autorisé à penser que ce n’est pas lui le problème mais ce qu’on lui demande de faire, il restera prisonnier de la situation. Donc, possiblement, de rester dans une situation qui va peu à peu lui faire perdre des parts de sa propre humanité.

Le slogan de l’entreprise dans laquelle se passe votre histoire, Stéphane Brizé, est : « La culture de la responsabilité ». Est-ce que de prendre ses responsabilités pour un patron équivaut au prix de sa liberté ?

Stéphane Brizé : Ça peut. Ça dépend de ce qu’on met dans son entreprise. Alors, quand on dit « l’entreprise » ça ne veut rien dire. Parce qu’en fait il y a plein de types d’entreprises. Il y a les entreprises de 10 personnes, il y a les entreprises de 20 personnes, de 500 personnes mais qui restent la propriété d’un individu, qui va être soumis au diktat du marché mais pas du marché de la bourse. Et moi, je mets en scène des entreprises qui sont confrontées systématiquement au diktat de la bourse. Et de ce jeu-là.

De cette espèce de course à l’échalote qui fait que, pour créer du profit et de la compétitivité, on va devoir actionner des manettes qui vont, inévitablement, violemment impacter des individus à travers le monde.

Toutes les entreprises n’appartiennent pas à des multinationales mais, que ce soit pour En Guerre ou Un Autre Monde, mes films parlent d’entreprises qui appartiennent à ce système-là. Les individus qui sont à la tête, en charge du management de ces entreprises vont être confrontés à ces mécaniques, à cette règle du jeu du Monopoly, en fait.

Alors, tant que l’injonction qu’ils reçoivent est cohérente, ça peut faire sens. Et puis, à un moment, l’injonction devient quasi contradictoire. C’est-à-dire qu’on demande de continuer à faire bien fonctionner une entreprise sans lui en donner les moyens. Inévitablement, ils vont même se retrouver à mettre leur entreprise en danger – mais peut-être que pour certaines personnes à l’autre bout du monde ce n’est pas si grave. Si elle est en danger, qu’elle périclite, qu’elle ferme, on pourra la rouvrir à l’autre bout du monde et ça coûtera moins cher.
Et puis, ces gens vont être les premiers témoins de la souffrance qu’ils occasionnent aux salariés. Pourquoi ? Parce que ces salariés ont fait à 8 ce qu’ils faisaient auparavant à 10. Ensuite, à 7 ce qu’ils faisaient à 8. À 6 ce qu’ils faisaient à 7. Et à un moment, ils ne peuvent plus faire à 5 ce qu’ils faisaient à 6.

Là, on est au point de rupture.

Je place le film au moment du point de rupture. À la fois le point de rupture dans sa vie personnelle, mais aussi dans sa vie professionnelle. Ça questionne inévitablement de la place qu’on accepte d’occuper, au service de l’entreprise, avec toutes les problématiques absolument légitimes de loyauté vis-à-vis de son entreprise. De la même manière qu’on l’a dans son couple, dans sa famille. Ce sont les mêmes questions qui sont brassées. D’ailleurs, le film met constamment en parallèle la famille et l’entreprise. Parce que l’un ne va pas sans l’autre.

Et j’ai croisé tellement de personnes, tellement de managers qui m’ont raconté ça pendant l’écriture du film. La manière dont il s’étaient laissés écraser, ensevelir par des injonctions auxquelles ils ne pouvaient pas répondre, leur a fait expérimenter une forme d’impuissance. C’est compliqué quand on s’est construit avec une idée de sa propre force, de la compétitivité, d’admettre peut-être qu’on ne peut pas faire quelque chose. Donc, il est possible qu’à certains moments, un individu, pour sauver quelque chose qui lui permet de tenir debout, profondément, éthiquement, soit obligé d’abandonner autre chose. Peut-être une part d’un certain confort. C’est une phrase qui est dite dans le film :

« Ma liberté a peut-être un coût, mais elle n’a pas de prix. »

Vincent Lindon chef d'entreprise dans le film Un Autre Monde de Stéphane Brizé

Est-ce que c’est comme ça que vous évaluez l’éthique d’un chef d’entreprise ? Où se situe le curseur ?

Stéphane Brizé : Il se trouve que tout le monde n’a pas la graduation au même niveau. C’est-à-dire que quelque chose sera impossible pour quelqu’un et sera possible pour l’autre. C’est aussi pour ça que beaucoup de très grandes entreprises paient très bien des cadres, d’une part parce qu’ils ont certaines compétences et l’entreprise estime qu’ils méritent ce salaire et ces primes, mais aussi, quand on paie bien quelqu’un, c’est pour qu’il ferme sa gueule quand il y a des décisions difficiles à faire passer. Tout simplement. Et c’est tout à fait compréhensible, quand on a acquis un certain confort de vie, que rien n’a été volé, que ce soit très difficile de tout remettre en question.

Quand on a 50, 55 ans, en sachant que si on décide de ne pas rester à cette place-là, est-ce qu’on en retrouvera une derrière ? Tout est légitime. Toutes les questions sont légitimes. Même les plus pragmatiques. Mais en même temps qu’elles sont posées, il y a aussi des questions plus impalpables, mais qui permettent de nous structurer très profondément en tant qu’être humain, d’éthique, peut-être de morale, et qui sont essentielles dans la vie. Alors qu’on ne pense jamais y être un jour confronté. Il se trouve que je montre en l’occurrence des managers d’entreprise dans le film qui y sont confrontés et c’est profondément déstabilisés.

Et vous, Stéphane Brizé, comment est-ce que vous gérez une situation quand vous êtes sous pression ?

Stéphane Brizé : Moi, j’ai la pression du temps quand je suis sur un tournage. Mais je me retrouve dans une situation un peu bizarre, c’est que des fois, je me retrouve à utiliser certains arguments que je combats pourtant. On a un Président, jeune, qui est vraiment du côté de la start up nation, avec un discours qui qui dit :

« Appuyons-nous sur la contrainte pour nous dépasser nous-mêmes. »

Moi, je me retrouve constamment en situation de contrainte. Donc, de devoir trouver des solutions, d’être assez malin, d’encaisser des fois des coups, comme d’avoir 300k euros de moins pour faire mon film et d’y arriver quand même. Constamment, je suis confronté à la nécessité, pour pouvoir faire ce que j’ai envie de faire, de déjouer des pièges, d’être un peu plus malin que la contrainte qui m’est imposée. À ce moment-là, je suis sur le même discours que Macron alors que, son idée du monde, je la méprise profondément.

La seule différence, c’est que moi, à partir du moment où je décide d’être plus grand que la contrainte qu’on m’impose, je ne le fais pas au détriment des autres.

Voilà. Ce que promeuvent Macron et les autres, c’est une idée du monde très culpabilisante : si vous ne pouvez pas, c’est de votre faute. Non ! Ce n’est pas de la faute des gens de ne pas pouvoir, c’est qu’à un moment, la demande n’est pas réalisable.

Et je sais que si on me fait une demande qui n’est plus possible à un moment, je dis stop. Ça on ne va pas le faire. Si on ne me donne qu’1,5 mio pour faire mon film alors qu’il en faudrait 3, si je me rends compte que je ne peux pas le faire sans impacter les horaires des gens, leurs salaires, etc. – en restant aussi dans les clous de la loi et dans une forme de décence – je dis non. Parce que je sais que le résultat final sera mauvais. Donc je ne vais pas dépenser de l’énergie en sachant pertinemment que ça va être mauvais.

Est-ce que résister, c’est douter, ou inversement, douter, c’est résister ?

Stéphane Brizé : Normalement, la phrase qui suit c’est : vous avez 4 heures et je relève les copies ! Et vous me sortez ça comme ça ! C’est les questions auxquelles j’adorerais pouvoir sortir une réponse très intelligente. En tout cas, le doute je l’estime très nécessaire à chaque chose qu’on fait. En même temps, on ne peut pas être que dans le doute qui peut être très tétanisant. J’ai une image pour parler de mon propre doute, c’est que je ne doute pas de l’endroit où je veux aller, mais je suis dans une insécurité constante dans chacun des pas qui me mènent à l’objectif que je veux atteindre. Et je suis constamment dans cet équilibre-là.

Vincent Lindon dans le film Un Autre Monde de Stéphane Brizé chef d'entreprise

C’est votre cinquième film avec Vincent Lindon, est-ce que vous pourriez désormais faire un film sans lui ?

Stéphane Brizé : Il se trouve qu’au milieu des 5 films qu’on a fait ensemble, il y en avait un qui était sans lui, Une Vie, dont le personnage principal était une femme joué par Judith Chemla. Je me souviens que quand je préparais ce film-là, Vincent me disait : « Stéphane, je veux absolument jouer le père, fais-moi passer des essais, tu verras, je suis capable de le faire ! » Ce à quoi j’ai répondu qu’il était évidemment capable de le faire mais n’était simplement pas la bonne personne pour interpréter ce rôle-là. Il fallait résister à ce désir. Évidemment que je peux faire un film avec n’importe qui. Après, le plaisir du travail, le plaisir de l’échange artistique et humain avec Vincent, c’est très riche. Ça dépasse tout simplement le cadre du tournage, c’est bien plus large. Ça parle de nos vies, quoi.

En tout cas, je me pose toujours la question de savoir si je suis certain que je ne suis pas en train d’écrire pour Vincent Lindon.

Il ne me doit rien, il n’a aucune nécessité d’accepter quand je lui propose un rôle et je n’ai pas d’obligation de lui proposer forcément quelque chose. Je ne suis pas le réalisateur officiel de Vincent Lindon. Après, j’ai eu la chance dans ma vie de croiser la route de quelqu’un avec qui ça fait sens de construire. J’écris des choses qui sont des projections de moi-même et il se trouve que j’ai une vraie proximité avec Vincent. Pas de fonctionnement mais d’appréhension des choses. Les colères sont mues par les mêmes choses, les tristesses aussi, comme les enthousiasmes. Ce qui fait qu’il mettra assez aisément ses pas dans les miens sans grandes explications.

Quand il va toucher du doigt un problème, une question, ça résonnera très vite en moi aussi.  Je comprends ses mécanismes, ses doutes, ses empêchements. Vu de l’extérieur, ça peut paraître étrange, d’autant qu’on est né dans des planètes sociales extrêmement différentes, mais heureusement il y a des choses qui transcendent ça, la matière dont on est fait. Une grande proximité de nos personnalités.

Quel est votre but avec ce nouveau film et ce nouveau point de vue sur le monde de l’entreprise ? Que souhaitez-vous provoquer chez le spectateur, voire même chez le citoyen ?

Stéphane Brizé : D’abord, quand je fais un film, ce que je souhaite provoquer ce sont des émotions. Et, à partir de ces émotions, des choses peuvent se décider. Si le spectateur ressort accompagné d’une question que le film a provoquée, je trouve ça formidable. Mais pour moi, ça ne peut se construire que sur quelque chose d’émotionnellement fort. Je ne cherche surtout pas à faire des films à thèses ou à messages, ça serait déjà très présomptueux. Il y a des hommes politiques qui sont assez présomptueux pour penser qu’ils portent une forme de vérité. Ce qui m’intéresse, ce n’est pas de porter un sujet, parce que je trouve ça possiblement un peu rébarbatif, comme ça, vu de l’extérieur. Le sujet !

Mais, de mettre en lien des individus, des hommes et des femmes, en interaction avec le monde dans lequel ils évoluent. Donc, la moindre des choses c’est que l’endroit du monde où je décide de les poser, je le décrive le plus justement possible. Pour ça, je suis hyper documenté. Même parfois avec une matière qui peut sembler rébarbative sur le papier. Après, mon travail c’est de rendre tout ça très compréhensible et, même, le plus sexy possible. À ce moment-là, j’utilise des outils de dramaturgie qui sont les mêmes que ceux qu’on utilise pour écrire un polar ou un thriller. Créer du suspense, fabriquer des émotions. C’est avec ça que je fais des films.

Sandrine Kiberlain dans le film Un Autre Monde de Stéphane Brizé interview
Anthony Bajon dans le film Un Autre Monde de Stéphane Brizé interview fou rire

Dernière question… À un moment du film, les personnages retrouvent une sorte d’esprit de famille et de complicité grâce à un jeu qui les fait beaucoup et c’est comme une respiration dans le film, une bouffée d’air…

Stéphane Brizé : Je vous vois venir (Rires). Donc, vous allez me demander de jouer le même jeu ! Je peux vous le faire, à condition que vous me montriez des voitures. Sans voiture, je ne peux pas le faire. Je vous explique… Je me suis rendu compte, il y a des années, en conduisant, quand je croisais des voitures sur la route, au volant, tout seul, que j’imitais les voitures avec mon visage. Il font donc ce jeu dans le film.

Vous voyez, avec les phares et la calandre, les voitures ont une forme de personnalité. Alors, ce qu’il se passe c’est qu’avec les voitures modernes, elles ont toutes un peu la même gueule. Mais si vous prenez des voitures un peu plus anciennes, elles ont une personnalité plus définie. Donc, si vous me montrez une voiture, je peux tenter l’expérience. Ah ! Oui oui ! 

Stéphane Brizé interview

C’est la Fiat 500, ancienne. Elle est étonnée. Modeste la Fiat 500, elle est maline, mais elle est étonnée. Donc, voilà, quand je suis au volant, je sais que je fais des truc comme ça. Peut-être que ça ne ressemble pas mais au moment où je le fais, j’ai vraiment l’impression d’être totalement en empathie, absolument dans la personnalité de la voiture. Dans le film, j’en ai fait un jeu de famille, ce qui permet de raconter que c’est quelque chose qui les lie très profondément. Force est de constater que c’est à mourir de rire. C’était très drôle à faire. Sandrine Kiberlain, Vincent Lindon et Anthony Bajon découvraient le jeu. On a fait deux prises de 25 minutes, alors c’est plus court dans le film évidemment, et c’était à pisser de rire sur le plateau, extrêmement drôle.

affiche du film Un Autre Monde avec Lindon et Kiberlain

UN AUTRE MONDE

Un film de Stéphane Brizé

Avec Vincent Lindon, Sandrine Kiberlain, Anthony Bajon, Marie Drucker

Au cinéma dès le 16 février 2022

Voir ou revoir La Loi du Marché, film lauréat du prix d’interprétation masculine pour Vincent Lindon à Cannes 2015

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