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hirsutisme femme à barbe sur Instagram Jessica Esposito

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Femme à barbe ? Et alors ! L’hirsutisme en 3 témoignages

Elles sont fières, elles sont jeunes et elles sont poilues. 3 femmes atteintes d’hirsutisme s’affichent toute barbe dehors sur Instagram.

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Prenant le contrepied d’une société qui pousse toujours plus vers une sorte de perfection physique (mais qu’est-ce que la perfection, je vous le demande ?), exposée à outrance sur les réseaux sociaux, une poignée de jeunes femmes courageuses et désinhibées ont pris la décision d’afficher leur différence. Poids, taille, maladie, handicap… et poils. Faisons le point-poil sur ce que l’on nomme hirsutisme.

La faute aux hormones, évidemment. Celles qui font que nos os sont plus fragiles, notre peau plus sèche ou plus grasse, ça dépend, nos cardio-vascularités plus sujettes à troubles, nos cerveaux plus susceptibles de faire un petit arrêt vasculaire, nos ventre/dos/seins/tête plus douloureux, nos humeurs plus changeantes, bref, nos corps (plus ronds, plus mous, plus gras) plus difficiles à vivre que ceux des Messieurs. Alors quand les poils s’y mettent aussi, où va le monde ! Pour les hommes, on va appeler ça pilosité, voire virilité, pour les femmes, il s’agit d’hirsutisme.

Oui, les poils plus foncés et abondants aux endroits où, normalement, ne devrait se situer qu’un petit duvet (presque) invisible, sont hirsutes. Merci. Dit hyper-androgénisation, l’hirsutisme, c’est quand les hormones féminines jouent au mec et ça concerne 5 à 10% des femmes ! Égalité entre les sexes ne veut pas dire fesses poilues ou thorax velu. Ni menton barbu…

L’hirsutisme, la maladie honteuse qui sort du bois sur Instagram

femme et fière hirsutisme différence comme force

Quand on se plaint d’un bouton sur le nez, il peut être inspirant de se rendre sur le compte Instagram de Jessica Esposito. Pourquoi ? Parce que la courageuse demoiselle a finalement décidé de s’assumer pleinement telle qu’elle est, c’est-à-dire une femme ayant la particularité d’avoir une pilosité extraordinaire à des endroits qui, en principe, ne concernent que les hommes. En bref, Jessica est une femme à barbe. Elle le revendique et porte le poil roux fièrement à son menton. Pas un mince affaire, pourtant, si on en croît son histoire. Après avoir combattu son obésité, après s’être défendue contre une agression sexuelle, elle a arrêté de faire la guerre à son hirsutisme et l’arbore aux yeux de tous, même des plus critiques, sur son compte Instagram. Un modèle de force et de résilience. Alors, ce bouton, toujours le centre de votre monde qui s’écroule ?

hirsutisme femme à barbe sur Instagram Jessica Esposito

«J’ai de l'hirsutisme. Et j’ai passé la plus grande partie de ma vie à le cacher, à essayer de m'en débarrasser, à en avoir honte, à être mal à cause de cela.⁠ (…) Plus la pilosité corporelle des femmes sera vue et représentée, plus elle sera normalisée. Tous les corps sont de beaux corps.»

Or, même si la phrase est belle et l’idée méritoire, ce ne sont pas les commentaires désobligeants qui manquent. Et avouons-le, ce n’est pas une évidence. Les barbes sous de grands yeux de biches maquillés titillent notre esprit critique et notre langue de vipère. Parce qu’on ne manque pas de penser que ça ne doit pas être si compliqué de faire disparaître cette pilosité que l’on qualifierait de dérangeante.

Oui, les idées préconçues ont la vie dure. Car, on s’en doute, la peau douce n’est pas l’apanage du rasage quotidien et puis la cire, on le sait, n’est pas agréable du tout. Déjà sur de petites zones, alors là ! D’autant que, même épilés correctement, les poils reviennent en force et en masse. La faute aux hormones.

Et le rasoir est évidemment à proscrire drastiquement.

Sachez-le, l’hirsutisme ne voit pas se développer sur le visage des poils que l’on qualifierait, pour simplifier, de féminins. Non, non. Ce sont des poils drus, solides, épais, longs, résistants, pigmentés. Fort désagréables et tenaces, donc. Ainsi, on peut commencer à comprendre pourquoi Jessica ainsi que d’autres jeunes femmes entrent dans la danse du « positive body » avec leur profil velu pour normaliser l’hirsutisme. Si tous les corps sont beaux, les poilus aussi. Et ce ne sont pas que les aisselles qui ont le privilège de la liberté de poil. Le menton aussi.

Liberté, égalité et poils au nez !

Le freak show, c’est terminé. On entre dans une ère où les femmes se donnent le droit (à très juste titre) d’être émancipées du carcan esthétique et du format hétéro normé. Comme on dit. Joie ! Je te tiens, tu me tiens… mais plus par la barbichette, patriarcat ! Oui, mais.

Blonde, rousse, brune, bouclée, crépue, parcimonieuse ou fournie, la barbe est aussi variée que peuvent l’être les cheveux ou les teintes de peau. L’hirsutisme ne frappe pas plus d’un côté que de l’autre. Égalité face au poil. Excepté que les femmes qui sont concernées ne voient pas ça comme une chance. Du moins pour la majorité d’entre elles. Complexes, dépression, malaise pouvant aller jusqu’aux troubles mentaux, il n’est pas simple d’assumer des poils qui sont sans conteste considérés comme disgracieux. Jusqu’à un certain point. Une certaine époque dirons-nous aussi.

Instagram comme plateforme d’émancipation

Et c’est ce qu’Instagram peut avoir de beau, qui contrebalance justement avec l’extrême majorité de ses clichés de vies parfaites et de corps exsangues qui endoctrinent les spectateurs et les spectatrices de cette exposition de fake. Ce qu’il a de beau, donc, dans sa capacité à montrer la différence comme une force, les particularités comme des valeurs esthétiques. Une minorité de comptes, certes, mais quand même le début du commencement de quelque chose.

hirsutisme femme à barbe sur Instagram Harnaam Kaur

« Je n’ai jamais vu de femmes comme moi dans les magazines jusqu’à ce que je devienne cette fille dans Vogue, qui me ressemble. En tant que jeune fille, je n’aurais jamais pu imaginer ce jour, même dans mes rêves les plus fous. Ça prouve que tout est possible, à partir du moment où l’on est ouvertement & effrontément soi-même. »

Surtout quand on voit que Harnaam Kaur exhibe fièrement sa barbe dans les pages du magazine Vogue Japon. Et pourquoi pas ? L’eye-liner infini, la paupière fluo, les boucles d’oreilles gigantesques, les ongles peints, les courbes généreuses… et la barbe fournie, Harnaam est la féminité incarnée.

Oui, je suis une fille ! Ou quand hirsutisme rime forcément avec masculin

hirsutisme femme à barbe sur Instagram Rizzle My Hair is me

À l’instar de Rizzle qui le revendique clairement, notamment avec un slogan écrit en grand sur son pull, ce n’est pas la barbe qui fait le genre. Oui, je suis une fille ! Pas garçon, pas transgenre. Et si c’était le cas, ça n’aurait rien à voir avec les poils. Se passer d’épilation ne signifie pas se passer de son identité. Au contraire. Raison pour laquelle, sans doute, Rizzle est sur le point de lancer sa marque My Hair Is Me. Et elle n’est pas là pour s’amuser, qu’on se le dise !

Reste que, comme pour tout – et c’est peut-être quand on en arrivera à cette constatation qu’on pourra dire que l’hirsutisme est banalisé – on n’est pas toutes égales face à la barbe. Ainsi, ce n’est pas tout de l’assumer, encore faut-il en prendre soin et l’emmener se faire tailler chez le barbier. Bon poil, bon œil, fille ou garçon.

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